lundi 20 novembre La mairieQuotidienServices au publicContactez-nous


Ile de Groix
Ile de Groix > La mairie > Discours ...

VOEUX A LA POPULATION SAMEDI 19 JANVIER 2013



Je ne peux commencer ces vœux sans avoir une pensée pour nos compatriotes qui sont au combat en ce moment au Mali, aux victimes présentes et à venir ainsi qu’à nos ressortissants et aux otages. Beaucoup d’entre-nous ont des parents ou des amis dans l’armée, la France est engagée sur une opération qui sera difficile et longue. Il fallait s’engager, bien sûr ! Je pense aussi à ceux qui ont pris cette lourde et nécessaire responsabilité d’engager nos soldats. L’Afrique est un continent aux incomparables richesses naturelles mais les africains sont pourtant dans la pauvreté faute d’états structurés et protecteurs. L’Europe n’est pas sans responsabilité historique dans cet état de fait. Nous avons choisi de vivre sur une île. Pourquoi avons-nous fait ce choix ? Jusqu’où sommes- nous prêts à continuer ? Ce sont des questions centrales pour envisager l’avenir de l’île. Comme disait Woody Allen : « L’avenir m’intéresse car c’est là que j’ai l’intention de passer les prochaines années ». Groix comme le reste du monde est déchiré entre les forces du conservatisme et de la nostalgie qui prétendent que « tout était mieux avant » et la vague d’un monde nouveau plein de promesses et aussi d’incertitudes donc d’inquiétudes. Nous avons, nous autres îliens une tendance à nous sentir protégés dans notre bulle océanique. C’est une illusion bien sûr, mais sur les illusions séduisantes et rassurantes se bâtissent bien des programmes politiques, simplistes, nostalgiques... et totalement décalés des réalités. Dire par exemple que les intercommunalités ne font que confisquer le pouvoir de décision des communes, est hors des réalités. La crise est désormais « systémique » terme qui veut simplement dire que nos choix de civilisation sont responsables des crises économique, écologique, politique et financière. Il faudra que nous soyons plus sobres, plus solidaires et coopératifs. Prétendre que Groix s’en sortirait seule -comme au début du 20e siècle- dans un monde impitoyable et globalisé est une pure escroquerie. Nous avons peur de ce qui change, hors dans un monde qui bascule nous devons nous référer aux paroles du prince de Lampedusa dans « le Guépard » de Visconti : « il faut que tout change pour que rien ne change ». Autrement dit nous devons nous adapter aux vents et aux courants de l’histoire pour conserver notre cap.

Or quel est-il ce cap ?
Il peut se résumer en quelques mots : conserver nos richesses et nos valeurs insulaires. Or pour cela il faut comprendre le monde et nous y adapter.
Nous voulons préserver notre environnement et notre qualité de vie : cela implique de ne pas construire n’importe où ni n’importe comment, de favoriser une agriculture durable, de sensibiliser habitants et visiteurs afin qu’ils comprennent et respectent ces valeurs.
Nous voulons garder des habitants à l’année : il faut pour cela un haut niveau de services à la population et le maintien d’activités économiques sur l’île. Il faut aussi pouvoir s’y accomplir individuellement et socialement, la richesse des activités associatives y contribue largement, grâce au dynamisme de nombreux bénévoles, à tel point que les locaux manquent parfois. Trouver un logement accessible financièrement est encore le plus crucial, nous ne voyons que le début du résultat des efforts de la municipalité pour créer une offre à la mesure de la demande. Pas moins de trois bailleurs sociaux dont le récent office communautaire sont à l’œuvre, à l’Apéritif, bientôt à Kermunition et à Locmaria.

Tourisme. Le ralentissement de l’économie touche en premier les plus faibles, et les premières victimes sont les communes comme Groix dont l’économie est mise en péril par une série de saisons touristiques maussades. Au-delà de nos efforts pour maintenir le noyau d’économie primaire : agriculture, pêche, aquaculture, moins dépendant de la saisonnalité, il faut maintenir un flux touristique aussi étalé que possible sur l’année. Notre travail est de promouvoir l’île, d’y attirer un public respectueux et de le séduire. Nous avons cette grande chance d’être perçus par le visiteur de passage comme un lieu de vie et pas seulement de villégiature, ce qui explique que nous attirions assez de nouveaux habitants pour maintenir notre population permanente. A ces amoureux, l’île fait faire des rêves profonds, des rêves qui changent la vie de ceux qui les font et non des rêves inaccessibles ou superficiels vite oubliés. Chacun doit trouver son rôle et son engagement dans un dispositif qui doit permettre la montée en puissance d’un tourisme durable et fidèle : Lorient Agglomération -bien sûr- a qui nous avons délégué la compétence, et qui consacre plus de 100 000 € sur son budget à promouvoir notre île, et faire fonctionner l’antenne locale. Mais aussi les acteurs locaux du tourisme, professionnels ou non, qui, à travers l’association locale viendront peser en amont des décisions de l’office communautaire. Avec l’appui de la mairie, ils amélioreront l’animation et la mise en valeur de l’île et des si nombreuses activités qui s’y déroulent tous les ans, remercions encore les bénévoles qui rendent cela possible. Qui voudrait revenir 12 ans en arrière, avec un budget de quelques milliers d’euros, aucun moyen, aucune écoute des adhérents et un guide à quelques milliers d’exemplaires qui paraissait en Avril et donc ne servait plus qu’aux touristes déjà arrivés ? Nous avons ces moyens, servons nous-en ! La Région Bretagne, le CRT et le CDT nous y aident et nous y poussent.

Souhaitons la bienvenue à Cécile Valentin qui succède à Mélissa Giguelay au poste de chargée de mission tourisme pour la phase « action » coordonnée avec les acteurs locaux. Certains prétendent que les élections se jouent à Groix sur deux sujets : le foncier et la liaison maritime. La propriété foncière est cadrée par la loi littoral et désormais par une impressionnante liste de précautions issues du Grenelle de l’environnement. Il est dommage de constater que peu de propriétaires ont compris, par exemple, que les terres naturelles et agricoles restent et resterons pour ce qu’elles sont : une autre richesse, bien plus importante et durable que celle issue de la spéculation. Pour ce qui est de la liaison maritime, elle constitue pour chacun de nous un parfait sujet de mécontentement. Nous râlons contre les bateaux et même parfois leurs équipages, nous râlons contre les horaires, contre le prix du billet, celui du passage des marchandises, la forme des banquettes, le bruit des moteurs, la liste est infinie... Nous considérons que nos contraintes insulaires doivent se gommer, s’effacer pour finalement disparaître grâce à un bateau puissant, porteur, fréquent et pas cher. Or nos liaisons maritimes peuvent être fragilisées: carburant trop cher, navires difficiles à amortir, charges de fonctionnement incompressibles générées par des bateaux un peu trop gros, tout ceci accumule de tels déficits que certains -hors de Groix bien sûr- finirons eux aussi par s’écrier « non au gaspillage de l’argent public ! »

Posons-nous les bonnes questions : dans une crise désormais chronique et globale, ne faut-il pas penser au-delà des chiffres bruts? C’est aujourd’hui que cette question se pose : si la ligne est déficitaire c’est parce qu’elle repose sur le pari que le tourisme de l’été financera les faibles fréquentations de l’hiver. C’est une vision purement continentale qui regarde les îles seulement comme un lieu de vacances et non de vie. Est-il si aberrant de penser qu’on puisse vivre à Groix et travailler à Lorient pourvu que la liaison s’y adapte, avec des horaires compatibles, des bateaux plus rapides ou mieux adaptés ?

Mais revenons sur notre caillou, je voudrais mettre deux ou trois choses au point sur nos investissements de ce mandat. Comme il faut 4 ou 5 ans de travail en amont pour qu’un projet puisse aboutir, on nous a bien sûr accusés de ne rien faire, de se contenter d’effets d’annonce ! Maintenant que les projets prennent corps, l’argument à changé : nous faisons trop et trop cher et pour rien.

Qu’est-ce qui coûte cher ? Une réalisation d’1 million d’euros subventionnée à 80% coûte autant pour la commune que 0,5 million d’euros subventionnés à 40%, soit 200 000 € dans les deux cas. Or les subventions sont accordées en fonction de la qualité de la réalisation, de son impact environnemental et climatique. Ajoutons à cela que cette qualité du bâtiment engendrera moins de frais de fonctionnement (énergie, fluides, entretien) et qu’il durera plus longtemps, donc au final, dans quelques années, moins cher qu’un projet qui semblerait moins ambitieux ou plus « raisonnable » à celui qui ne regarde pas vers l’avenir. Ajoutons que les fonds iraient ailleurs et serait dépensés par d’autres et pas toujours les collectivités les moins riches ! Pôle d’Activité Mer et Pôle enfance/jeunesse/social, Port Lay, hélistation et autres réalisations sont le résultat d’un travail de 5 ans comparable à celui du précédent mandat (Halles, centre de secours, cales et plateforme à Port Tudy) sans augmentation significative des taux d’imposition. Beaucoup de fonds d’état diminuent ou disparaissent et des fonds européens sont réorientés, il n’y aura plus autant d’opportunités de subventions à l’avenir, ce sont des trains à ne pas rater. C’est de la bonne gestion pour le territoire. De plus, en ces temps d’austérité où les entreprises hésitent à investir et à embaucher, Groix comme d’autres collectivités fait une véritable politique de relance de l’emploi. Les urgences du mandat ont été fixées : la Zone d’Activité Economique au Gripp, le bâtiment scolaire de l’école publique et l’hélistation sont opérationnels. Le Pôle Enfance sort de terre pour ouvrir en juin prochain. Les maîtrises d’œuvre sont attribuées pour le Pôle d’Activité Mer qui abritera pêcheurs et aquaculteurs à Port Tudy, pour le Pôle solidarité qui permettra l’accessibilité de la mairie et de meilleurs services à la population. Et enfin plusieurs cabinets d’architectes associés à des entrepreneurs planchent actuellement sur le futur EHPAD qui pourra être réalisé au début du prochain mandat. Nous avons lancé un marché « à bons de commande » pour la réfection des routes. L’étude que nous avions lancée évalue à près de 8 millions d’€ une rénovation complète et parfaite du réseau. Faire cela sur le court terme mettrait fin à tout autre projet de développement sur Groix. Nous avancerons donc intelligemment et à notre rythme, avec l’aide des services techniques. Je demande aux entreprises de bâtiment et de transport qui trop souvent détruisent nos routes (ou les réparent comme des amateurs) de faire preuve de civisme et de compétence dans ce domaine. La voirie est un bien commun. Des réflexions de fond sont aussi enclenchées : la révision du PLU, les études agro- environnementales, les diagnostics sur l’éclairage et les voiries, tout cela permet d’aboutir à des décisions cohérentes et durables en matière d’aménagement du notre petit territoire. Dans le domaine social, le portage de repas auprès des personnes dépendantes peinait à répondre à une demande croissante, et l’EHPAD étant limité dans sa capacité de production de repas, nous créons un service municipal à partir de la cantine. Nous embauchons pour cela du personnel supplémentaire. Cela participe aussi à la création d’emplois sur la commune tout en sécurisant nos anciens à leur domicile.

Depuis une dizaine d’années, de nouvelles entreprises ont été créées sur l’île, d’autres sont en projet dans des domaines variés. Mais cet été les deux taxis de Groix ont disparu de nos routes. L’offre de transport public s’adapte progressivement à cette évolution des choses qui découle en

partie du fait que le nombre de voitures particulières augmente et que les tarifs des taxis étaient trop bas. Les élus travaillent dans le cadre de leurs compétences pour améliorer le service de bus et assurer le transport des malades. Les taxis relèvent exclusivement d’une initiative privée que la commune soutient dès elle se présente car c’est un vrai besoin des insulaires mais aussi des résidents secondaires et des touristes. En cette période de crise, il serait bien extraordinaire que personne ne tente de créer son entreprise et son emploi dans ce domaine délaissé et pourtant essentiel. Nous avons déjà transmis des dossiers qui, je l’espère, aboutiront. Le travail engagé sur le tourisme désigne le transport comme un des enjeux majeurs de son développement.

Reste le problème crucial du transport sanitaire qui n’est plus assuré dans le bateau comme le faisaient les taxis, et d’ailleurs probablement à perte. Les pompiers de l’île l' assurent - qu’ils en soient remerciés - entre le domicile et le bateau, les ambulances continentales prennent le relais à Lorient. Sur le bateau le malade est seul, à l’aller comme au retour, et de plus en plus souvent, le capitaine du bateau refuse un patient trop lourd en retour d’hôpital comme récemment avec un résident de l’EHPAD. La SNSM dit que ce n’est pas sa vocation de ramener des malades. Donc nous sommes dans une impasse et une flagrante injustice puisqu’une fois de plus notre insularité n’est pas prise en compte par le système de santé pourtant en charge de tous les citoyens cotisants quelque soit leur état. Je soutiens en ce moment un dossier de candidature auprès de l’ARS pour qu’ une société d’ambulance puisse faire ce travail entre Groix et le continent : solution idéale ! Pour le moment j’ai essuyé un premier refus. Mais l’ARS, le Conseil Général et la CPAM se concertent en ce moment même pour trouver une solution viable techniquement et financièrement pour l’entreprise. Je souhaite que cette réflexion aboutisse rapidement. Si nécessaire, j’aurai besoin de votre soutien à tous. Personnellement, père de 5 enfants, je sais ce qu’avoir une famille représente pour un insulaire. C’est pour cela que je m’étais investi à l’époque dans la création d’une halte-garderie, puis une fois élu, dans celle d’une plateforme médico-psychologique avec Dominique Cany qui permet désormais de ne pas passer, par exemple des mercredis entiers à Lorient pour l’orthophonie ou le soutien de son enfant. Nous avons d’abord demandé à un prestataire extérieur, l’UFCV, de gérer l’animation enfance jeunesse du CLSH. Puis nous avons compris que ce choix n’était pas le meilleur tant sur le plan financier que sur le fonctionnement. Ensuite nous avons créé un service enfance/jeunesse municipal, puis élaboré un projet avec les usagers et enfin décidé de créer le pôle enfance/jeunesse/social qui sort de terre en ce moment. Les parents ont souvent du mal à concilier leur vie professionnelle et leur vie personelle. Les femmes ont désormais autant de légitimité que les hommes à s’épanouir, professionnellement ou non, à côté de leur vie de mère de famille. Dans cette société plus égalitaire, à laquelle aspirent les nouvelles générations et à laquelle j’aspire aussi, il faut assurer les moyens de garde et l’éducation des jeunes. Les collectivités seront de plus en plus impliquées dans ce travail éducatif et social. Le Pôle enfance/jeunesse/social comme son nom l’indique servira à ces usages souvent liés et qu’il convient de ne pas exercer séparément. On pourrait presque l’appeler le pôle famille.

En 2001, on avait bien compris que la municipalité précédente avait décrété la mort définitive de la petite pêche. Les marins réclamaient une glacière. Tout l’investissement allait vers la plaisance et le vernis extérieur des quais. Les infrastructures, elles, allaient très mal, les cales menaçaient de partir à l’eau et comme le budget du port n’était pas isolé du budget communal, la commune profitait largement des revenus de Port Tudy. Ces mêmes heureux gestionnaires de l’époque viennent maintenant nous faire la leçon, à nous qui avons refait en profondeur les cales, la plateforme du Suet, et prévoyons de consolider prochainement les môles. Dans ce budget du port désormais autonome nous avons fait plus que nos prédécesseurs, ceux là même

qui nous reprochent de gaspiller alors que nous allons donner au quai du Suet l’aspect et la fonctionnalité qu’il mérite : voyez ce bâtiment de la glacière qui menace d’écroulement, et rappelez-vous ces cuves datant des Allemands aux airs de vieux terminal pétrolier que nous avons démantelées, cette falaise qui s’affaisse, ces locaux crasseux qui cassent l’image de Groix et ne permettent en aucun cas de maintenir les activités de pêche et d’aquaculture qui sont déjà présentes, sans parler des activités liées à la mer : mareyage, réparation navale, ou touristiques comme le club de plongée et le club nautique.

Tout cela sera aussi très fortement subventionné, sans cela nous ne pourrions pas le faire, et la dépense restera sur le budget du port. Et pourtant de virulentes critiques fusent parmi ceux qui avaient choisi la plaisance et rien d’autre, négligeant même l’entretien des infrastructures essentielles. Heureusement notre préfet, notre sous préfet, les élus et services de la Région et du Département soutiennent cette démarche qu’ils qualifient d’exemplaire. Comme le Pôle enfance nous sommes partis d’une analyse des besoins de l’île pour construire petit à petit l’outil adapté à la demande, ni plus ni moins que le besoin. Dans cette volonté affichée et démontrée de relancer l’économie il a eu certes une fausse note. La contribution foncière des entreprises, rejeton monstrueux issu de l’avortement précipité de la TPU par le précédent Président de la République, s’est révélée un piège puisque pour maintenir les investissements prévus, nous, élus de Lorient Agglomération en avons augmenté les bases sans bien mesurer les conséquences. Conséquences catastrophiques puisqu’en faisant d’énormes cadeaux aux grandes entreprises nous éreintions le petit commerce de nos villes et bourgs. Nous sommes revenus en arrière et avons corrigé cela, non sans qu’il y ait des conséquences sur les investissements futurs. Mais pour préserver l’emploi dans nos communes, il faut aussi entendre les difficultés des petites entreprises artisanales. Il est temps pour nos députés de nous produire une fiscalité juste et efficace pour les entreprises. Je suis arrivé sur cette île superbe et merveilleuse en 1985 et j’en suis tombé rapidement amoureux. Avec mes confrères nous avons bâti la maison médicale de Groix sans demander un centime de franc de l’époque à quiconque. Nous avons exercé en groupe depuis, assuré toutes les gardes, répondu présent aux besoins sanitaires complexes et variés d’une communauté insulaire. Nous sommes aujourd’hui confrontés à un événement bien naturel et prévisible : le départ pour la retraite bien méritée, d’un puis de deux de mes confrères médecins. Une autre chose était aussi prévisible mais difficile à mesurer : y aurait-il des successeurs ? A l’instant où je vous parle nous n’avons guère de piste, et je vous le dit tout net (pour ceux d’entre vous qui en douteraient) : je ne suis pas Superman ! Ni super médecin ! Il nous faut donc assez rapidement deux médecins généralistes vaillants, disponibles et qui aiment cette vraie médecine, assez exigeante, que nécessite l’insularité. Si vous en connaissez n’hésitez-pas à les ramener dans vos filets, séduisez-les en leur expliquant que nous avons créé, avec tous les soignants de l’île, une association des professionnels de santé et que nous élaborons un projet de santé pour le territoire. Dites-leur aussi qu’ils peuvent s’installer sans frais et que le loyer ne sera pas cher... car n’essayez pas de leur proposer d’investir, cela ne se fait plus désormais, nulle part. C’est pourquoi partout les communes aménagent ou construisent des locaux pour y fonder des maisons de santé. C’est pourquoi la commune fera ce qu’il faudra, avec l’aide de l’ARS et du Conseil Général pour maintenir l’offre de soin sur le territoire. N’y voyez aucun regret ni aucune critique, là encore il faut s’adapter « il faut que tout change pour que rien ne change ».

Dans ma vie bien remplie sur cette île, vous m’avez presque toujours vu aux différents rendez- vous électoraux, (sauf quand la maison était un peu trop remplie de petits marmots pour que je

trouve le temps de l’action politique). Je pense m’être présenté à presque tous les mandats possibles : municipal, bien sûr, cantonal, régional, député, sénatorial aussi, mon épouse m’a dit qu’il ne me manque que la présidentielle mais je l’ai toujours rassurée sur ce point !
Donc arrive l’échéance 2014 et la fin de ce deuxième mandat, il est temps pour moi de vous dire à tous que je ne me représenterai pas pour un troisième. Je vous dois par honnêteté cette information car j’espère qu’elle suscitera des réflexions et surtout des vocations. Vous me demanderez sans doute pourquoi et c’est votre droit, je vous donne quelques éléments de réponse :

D’abord ma conception personnelle de la vie démocratique me dissuade de monopoliser le pouvoir, et je n’ai jamais considéré la fonction de maire comme autre chose qu’une charge, noble certes mais une charge et non un baume bienfaisant sur mon égo ou mon image, encore moins comme un moyen de manipuler les gens, car rien ne me répugne plus que les manipulateurs et la jouissance et parfois même l’ivresse qu’ils semblent en tirer. Ensuite j’aurai le sentiment d’avoir accompli en 13 ans un programme qui n’aura pas besoin de moi pour perdurer.
Et puis, comme je l’ai dit, je crains que le secteur médical ait besoin de moi un peu plus qu’avant, et je remercie Faustine et Alexis de m’avoir permis de diviser mon temps -ma vie- entre mon mandat électif et ma vie professionnelle. Merci surtout à ma compagne, Liliane d’avoir supporté cela et élevé nos cinq enfants avec un père « coup de vent » et merci aussi à mes patients qui n’ont pratiquement jamais mélangé les genres au cours de mes consultations. Enfin je pense que les Groisillons sont mûrs pour une recomposition du paysage politique, le prochain scrutin se fera par liste, il sera plus difficile de réunir des candidats, mais, une fois les noms réunis, il sera plus certain d’obtenir des sièges au conseil municipal. La diversité des populations qui habitent l’île sera, je l’espère, bien reflétée par le conseil élu en 2014.
Que 2013 vous soit douce et vous permette de vous accomplir en tant qu’individu, et surtout en tant que citoyen.

Je finirai par ce poème de Blaise Cendrars :

Iles
Iles
lles où l’on ne prendra jamais terre
Iles où l’on ne descendra jamais
Iles couvertes de végétations
Iles tapies comme des jaguars
Iles muettes
Iles immobiles
Iles inoubliables et sans nom
Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais bien aller jusqu’à vous

Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924

Voeux du maire de Groix pour l’année 2012



 


Souhaiter une bonne année 2012 par les temps qui courent peu paraître incongru tant pleuvent les constats alarmants.

Comment une civilisation qui a accumulé tant de richesses et de savoir, dont les générations successives ont déjà connu des crises, des guerres et des révolutions, comment nos civilisations modernes en sont-elles arrivé à subir le dictat des banques et des agences de notation ?

Comment un enjeu aussi fondamental que l’habitabilité de la planète pour nos enfants est-il passé en pertes et profit, sommet après sommet, colloque après colloque : Kyoto, Mexico, Cancun, Copenhague, Durban … et le Grenelle de l’environnement. Autant de déceptions proportionnelles aux espoirs suscités.

Le début du 21eme siècle pourrait-il donc se résumer ainsi : démission du politique ? Comment reprendre les rennes de notre avenir dans ces circonstances, sinon par l’engagement des citoyens mais aussi des politiques qui sont la plupart du temps des citoyens qui ont sauté un pas difficile, celui des urnes ? Mais quel engagement ? Celui du toujours plus de confort et de consommation de biens matériels ? Au moins cher possible ? Chacun défendant son près carré, sa nation, sa corporation, sa communauté ? Sa religion ? Son idéologie propre ? Suffit-il de s’indigner pour le monde devienne meilleur ? L’indignation engendre-t-elle la pertinence de l’action ?


Ce passage entre 2011 et 2012 découvre un monde comme abasourdi : laissant une année, dont la température moyenne fut la plus chaude jamais enregistrée, une catastrophe nucléaire sur les bras, des révolutions arabes dont on se demande à qui elles profiteront (et à qui dans l’histoire, les révolutions profitent-elle trop souvent, sinon aux extrêmes ?) une Europe qui craque de toutes parts, une récession qu’on soigne par l’austérité, un peu comme les médecins de Molière saignaient les anémiques.

Et voilà 2012 qui se profile avec ses grandes échéances électorales, une dégringolade du pouvoir d’achat, le délabrement de ce qui nous reste de tissu productif en France.

Il va falloir garder la tête froide et bien aller voter car on ne néglige pas impunément la démocratie et la république que nos ancêtres ont conquit de haute lutte. (Rappelez-vous la Tunisie). Il nous faudra chercher le discours politique le plus construit, le plus cohérent, comme un phare dans le brouillard, et faire bien la distinction avec quelques naufrageurs qui ont allumé des feux sur des récifs d’intolérance et de division, parfois de haine. Je suis personnellement très inquiet de la position du FN au premier tour.

Quel cap donner dans la terra incognita qui s’étend devant nous ?

Personnellement certaines pistes me paraissent de bon sens : relancer le logement durable pour tous par de vastes investissements dans le neuf et la rénovation, donner au rail plus de capacité sans se focaliser sur la grande vitesse, aider les filières d’énergies renouvelables porteuses de nombreux emplois, chercher un modèle agricole pertinent, valorisant le monde agricole et qui nous rende l’autonomie alimentaire. Mettre le paquet sur le futur, la formation, l’éducation car tous les pays qui ont fait ces choix en récoltent les fruits. Vous voyez bien que toutes les décisions prises dans ces domaines, l’ont été à rebours comme pour barrer la route à tout vrai progrès. Au progrès de la rente de quelques uns, plus qu’à celui qui profitera à nos enfants.

Incitez donc à voter autour de vous, et méfiez-vous des naufrageurs !


Mais revenons à Groix :

Les îles font rêver. La littérature abonde sur le sujet. Le succès du premier festival des îles du Ponant à Yeu l’atteste. Mais que vient-on chercher dans les îles au-delà du fantasme d’une vie meilleure, d’un monde plus doux, plus vrai ?

Il y a dans les îles des choses qu’on a et des choses qu’on n’a pas. C’est ce mélange qui fait l’île, comme à l’être aimé on ne demande pas d’être un autre puisque c’est lui ou elle qu’on aime pour ce qu’il est, avec ses qualités et ses défauts.

Bien sûr nous aspirons tous à avoir le meilleur. Mais parfois plusieurs meilleurs sont incompatibles entre eux.

Ainsi l’isolement de certaines îles a été supprimé par un pont, mais elles ne sont plus des îles, au plus une presqu’île, un morceau de continent.

Ainsi la surface d’une île est limitée, sa capacité d’accueil contrainte, l’usage du sol y est un sujet conflictuel, compliqué.

La mer y est partout, objet d’admiration, de crainte, outil économique essentiel à travers la pêche mais aussi le tourisme balnéaire.

Il est donc normal d’entendre parler sur les mêmes sujets : le bateau, l’urbanisme, la saison trop courte, les difficultés d’emploi et les faibles revenus.

Et puis il y a tout ce qu’une île apporte par son isolement et ses contraintes mêmes : une qualité de vie, un resserrement géographique et humain qui permet de vivre en prenant le temps, de ne pas passer trois heures dans les transports, d’avoir un paradis naturel sous ses pieds, sous ses yeux. Un ami à sa porte.

Ce paradoxe insulaire continue de faire rêver, mais contribue-t-il à capturer de nouveaux insulaires ? La réponse est oui. Depuis les années 2000, la population globale se maintient et la population active augmente doucement à Groix. Malgré la crise, malgré l’augmentation du prix du bateau, malgré le traitement inégalitaire qui est fait aux îles dans le calcul des dotations de fonctionnement, les îles sont vivantes toute l’année.

Rien n’est gagné, bien sûr, mais l’attrait reste puissant, en quoi cet attrait pourrait-il être meilleur ou au contraire décroître ?

Meilleur si le logement était plus accessible, l’emploi plus pérenne, les services à la population plus efficaces. J’y reviendrai.

L’attrait deviendrait moindre si on construisait n’importe où, si les paysages se banalisaient, par la déprise agricole en particulier et surtout si l’accueil et l’ambiance locale se dégradaient.

Dans l’esprit de tous il est parfaitement acceptable que l’îlien soit chicaneur, et son authenticité fait qu’on lui pardonne bien des choses. On sait qu’il aime bien garder de son île l’image de son enfance et que les choses qui changent trop vite l’effraient. C’est qu’il l’aime son petit territoire, qu’il y soit né ou pas. Comme un être aimé chez qui on ne serait plus sûr de retrouver ce qui nous a fait tomber amoureux autrefois.

Saurons-nous garder cette ambiance où le vivre ensemble décidait de tout : de la façon d’agencer les villages, de cultiver les champs, de se retrouver chaque jour pour une fête ou un travail commun ? Le riche milieu associatif de l’île en est l’héritage et l’avenir des activités culturelles de Groix conditionne ainsi son avenir tout court. C’est pourquoi je voudrais rendre un hommage appuyé à l’ensemble du monde associatif, à tous ces bénévoles passionnés qui donnent une âme à notre territoire. Les moments vécus autour d’un projet, dans l’organisation d’une fête ou d’un évènement, lors d’un concert ou d’une exposition, nous enrichissent autant par l’échange avec l’autre que par le contenu culturel lui-même. Le FIFIG est coutumier de ces qualités d’échanges et nos amis de Nouvelle Calédonie ne s’y sont pas trompés, nous faisant vivre de véritables leçons de vie. Les associations sont bien plus que cela encore, elles ont un rôle économique central et participent à l’attractivité de Groix.


Dans tout groupe humain, il y a des inimitiés, des malentendus des luttes de pouvoir. L’analyse que j’en fais depuis plusieurs années est fataliste et plutôt optimiste. Querelles des anciens et des modernes, intégration parfois difficile de nouvelles populations, rien que de très banal. Même si chacun fait le même constat sur les faiblesses de notre territoire : faibles ressources financières, dépendance du bateau, saisonnalité hasardeuse, fragilité aussi de l’environnement… tout le monde, bien sûr, n’a pas les mêmes idées pour y remédier, ce qui est légitime et sain. Mais à Groix, contrairement à ce qui a lieu en France ou ailleurs, nous savons bien que nos différents ne relèvent jamais d’une volonté de prise de pouvoir mais d’une réflexion de fond. Nous refusons ici la méthode qui consiste à faire feu de tout bois pour taper vite et fort, par voie de presse ou d’Internet. De profiter des sujets « chauds » pour occuper le terrain !

 

Le travail municipal se fait sur un temps long et prend beaucoup d’énergie aux élus et aux services. Et d’ailleurs nous n’aurions ni le temps ni l’envie de passer notre temps à réagir à tel ou tel sujet dans une précipitation illusoire créée par quelques uns pour quelque jeu électoral. Des enjeux comme une meilleure liaison maritime, le clapage des boues, la protection de l’environnement ou la dépendance au tourisme sont des problèmes cruciaux et connus depuis longtemps et qui s’inscrivent dans des politiques plus larges, intercommunales, départementales, régionales et parfois nationales.

Agiter un chiffon rouge est certes parfois utile, je l’ai fait moi-même, mais sans travail de fond la mayonnaise retombe vite. Je peux vous certifier que ce travail existe et que les mentalités avancent au sein des élus et des services concernés. Il a des remises en question de choix anciens qui ne peuvent bouger d’un claquement de doigt.


Quand je dis que le temps municipal est long, je précise qu’il est parfois trop long. En particulier dans le domaine du logement qui par ailleurs est une urgence permanente, quotidienne pour les îliens.

Nous avons en tout 5 projets en cours : dans le bourg avec une résidence dédiées en partie aux personnes dépendantes, rue Kimitété, l’école de sœurs à Kermunition, l’apéritif et enfin Locmaria. Les deux premiers peinent à démarrer avec BSH pour des raisons affichées comme financières. Or il semble que les financements maximums possibles soient mobilisés auprès des collectivités compétentes et de l’état. La politique nationale de logements sociaux n’est pas à la hauteur des enjeux, nous le savons. Nous relançons donc ces deux projets auprès de maîtres d’ouvrages qui trouveront la bonne alchimie pour le logement dans une île.

Pour les autres projets d’autres bailleurs sociaux interviennent : LB Habitat (ex Foyer d’Armor) et le tout récent office communautaire qui intervient dans le cadre du Plan Local de l’Habitat. Rappelons que le PLH a été voté à l’unanimité par le Conseil Municipal. Ces derniers projets avancent dans leur calendrier normal, ce qui tend à prouver que quand on veut, on peut.

Rappelons aussi qu’à Groix comme ailleurs, certains ne sont pas d’accord sur la nécessaire maîtrise du foncier que prévoit le PLU pour les générations à venir et vont au Tribunal pour éviter d’avoir des voisins qu’ils jugent gênants : ainsi la cour d’appel de Nantes a rendu un jugement sur la zone de Kermunition qui, heureusement, ne nous empêchera pas d’y construire un EHPAD et des logements sociaux. Il faudra simplement définir dans quelle limites nous les réaliserons. Le tribunal nous le demande tout en se gardant bien de fixer ces limites… Encore une conséquence du flou juridique qui entoure la loi Littoral ! (dossiers suivis par Gilles Blorec et Yann Boterf)


En cette période de crise, toutes les générations souffrent, le revenus moyen des groisillons est parmi les plus faibles du département, les aides sociales sont cruciales pour beaucoup d’entre nous :

- Aide alimentaire dans les commerces de Groix
- Aide énergie et eau : EDF 28 prises en charge pour (8 personnes seules, 3 couples sans enfant, 7 couples avec enfants et 5 familles monoparentales avec enfants) . Véolia 10 prises en charge (1 personne seule, 1 couple sans enfant et 6 familles monoparentales avec enfants)

- Colis de Noël 2011 : 216 personnes de 80 ans et plus dont 59 hommes et 157 femmes
- Repas de Noël 2011 : 140 plats servis aux personnes de 70 ans et plus
- 41 personnes sont bénéficiaires de l'aide à domicile
- Il y a 12 aides à domicile
- Portages de repas pour lequel nous allons mettre en place une extension au vu de la demande.

Pour le chantier d'insertion, nous avons une convention avec Agora depuis juillet 2011 pour le suivi socioprofessionnel des personnes sur le chantier. Il y a en ce moment 4 personnes sur le chantier ( 3 femmes et 1 homme). Nous avons répondu à l'appel à projet Européen pour intégrer le PLIE ce qui permettra aux personnes un meilleur suivi socioprofessionnel (18 mois au lieu de 6 mois).


Rappelons la plateforme médico-psychologique qui rend d’inestimables services aux enfants comme aux adultes qui n’ont pas à se déplacer pour des rendez-vous compliqués sur le continent.


Tous les habitants de Groix à l’année ont reçu un questionnaire leur demandant leur ressenti sur le tourisme. Cette action s’intègre dans un vaste travail porté par notre chargée de mission Mélissa Giguelet, dont le salaire est financé par la Région Bretagne, l’Europe et la commune et qui doit rapidement aboutir à des actions concrètes sur l’île. Cap l’Orient tourisme est évidemment partie prenante de ce travail car nous sommes dans le cadre des compétences de la communauté d’agglomération.

La phase du diagnostic est en voie l’achèvement des tables rondes avec les professionnels vont se tenir au cours des prochaines semaines, ainsi chacun pourra participer à l’élaboration d’une stratégie qui se déclinera en actions en faveur d’un tourisme intégré, économiquement rentable et respectueux de l’île. A ce stade du travail, je ne peux évidemment pas décliner un plan d’action ni préjuger des décisions qui émergeront. Mais l’enjeu est de taille puisque 18 % de la population active de Groix vit directement du tourisme et que le nombre de visiteurs s’accroît régulièrement chaque année. En effet il y a désormais plusieurs compagnies qui assurent la liaison avec le continent l’été, en plus de la Cie Océane. Le souci reste de parvenir à étaler la saison en proposant des produits attractifs en dehors du pic estival. Les choses évoluent dans ce sens, mais pas encore assez. Un produit touristique comme celui de la Breiz Box connaît son plus vif succès à Groix, c’est bien la preuve de notre potentiel. Potentiel peu exploité au niveau des clientèles qui viennent très majoritairement de la proximité. Les visiteurs parisiens ne sont que 10 %. Savons-nous bien créer du désir au-delà de la Bretagne ? Autre souci majeur, l’augmentation régulière du passage de voitures en été mais aussi du parc automobile permanent surtout de résidents secondaires. Cela nuit à l’image de l’île et nous amène à des aménagements de voirie pour imposer d’autres choix de déplacement. Le nouveau service de bus est en train de monter en charge, et au-delà du service public qu’il offre désormais dès le débarquement du bateau, il peut devenir un argument de choix pour persuader nos visiteurs de venir à pied. Pour tout cela, il faut s’organiser, réunir les acteurs, et promouvoir Groix comme la destination durable bretonne : une île, sa beauté naturelle, sa simplicité, sa convivialité. Restons nous-mêmes mais faisons-le savoir !


S’il est un sujet que l’on a pris à bras le corps, sous la houlette de Victor Da Silva, c’est bien celui-là. Nous avons créé un service communal, puis travaillé à un Contrat Educatif Local, ensuite élaboré la meilleure façon pour les personnels publics et privés de travailler et le bâtiment du pôle enfance est financé, le permis de construire est sorti et les derniers plis sont ouverts.

Contrairement à certaines rumeurs, beaucoup d’enfant fréquentent le centre de loisir à longueur d’année, malgré des conditions matérielles qui sont loin d’être idéales, on peut donc penser que les nouveaux locaux permettront d’accéder au mieux à cette réelle demande. D’ailleurs si une chose est bien rassurante pour l’avenir d’une commune, c’est bien de constater que les classes des écoles sont pleines et que la population active de diminue pas. Le poste de coordonnateur jeunesse est actuellement vacant mais maintenu, et nous réfléchissons à en élargir les compétences avant de recruter un successeur.

Le pôle enfance est un équipement de qualité, coûteux mais très bien financé, qui rendra les plus grands services aux familles de Groix, familles qu’il est vital de retenir par des services à la hauteur de ce qu’on trouve sur le continent. Rappelez-vous le centre de secours : il était trop cher, trop grand… Heureusement que nous n’avons pas transigé à ce moment là. . Regardez les autres îles bretonnes face à l’obligation de reconstruire des centres de secours pour bien plus chers encore.


La qualité du bâtiment que nous construisons à l’école publique pour les classes maternelles est dans cet esprit. Ce n’est pas du préfabriqué pour 10 ans qui dure 20, c’est de l’ossature bois de qualité aux normes BBC et qualité environnementale des matériaux.


Cette volonté d’investir dans des équipements qui répondent aux demandes des utilisateurs autant qu’aux normes exigeantes des bâtiments publics prend évidemment un peu plus de temps pour le montage financier, la conception et la réalisation.



Les entreprises vont pouvoir s’installer sur la Zone d’Activité Economique au Gripp, ce qui répondra là aussi grâce à Cap l’Orient, à un vrai besoin. La proximité du bourg et du port en fait un endroit idéal, il aura fallu du temps puisque ce projet date du mandat précédent quand la commune avait acquis ces terrains dans ce but, à l’endroit même qu’Albert Boterf avait préconisé quelques décennies auparavant.

Non loin de là, près du centre de secours, une hélisurface va prochainement être finalisée, là aussi l’entreprise a été retenue. Les évacuations sanitaires héliportées pourront se faire hiver comme été dans les meilleurs conditions.

Port Lay, plus petit port de Bretagne au charme inimitable va connaître une réfection de ses môles et cales car on voit les moellons doucement bouger signe qu’il est temps d’agir. Les financements sont trouvés et l’entreprise maître d’œuvre désignée. Je voudrais rendre ici hommage à Joël Yvon qui fut à l’origine de ce dossier avant de nous quitter bien trop cruellement.


Le programme de restauration des lavoirs va aussi commencer en collaboration avec l’association Saint Gunthiern qui œuvre depuis longtemps pour leur préservation. Sans elle il ne resterait sans doute plus grand chose de notre petit patrimoine car certains apprécient les pierres, mais pour leur usage personnel…


Le projet du Pôle mer est le plus grand du mandat, des décisions ont été prises et nos partenaires financiers se sont mis d’accord sur le plan de financement : L’Etat, la Région Bretagne, le Département et même l’Europe contribueront à donner à nos pêcheurs, mytiliculteur et halioculteur ainsi qu’aux autres professions de la mer, des locaux fonctionnels sur le quai sud de Port Tudy.


Un nouveau dossier avance (grâce à Joël Puillon) sur la question des déchets des entreprises. La commune fait des démarches pour acquérir de nouveaux terrains attenant à la déchetterie afin d’y stocker, broyer et recycler les gravats et autre déchets du bâtiment.


Depuis cette année nous avons délégué des compétences importantes à la Communauté d’Agglomération : La production et la distribution de l’eau, l’assainissement et la gestion intégrée de l’eau en espaces naturels. Pour le consommateur Groisillon, cela se traduira par des baisses de tarif, car la gestion de ces compétences à l’échelle communale et plus coûteuse qu’à grande échelle. Cette grande mutualisation de moyens nous permettra une gestion globale du cycle de l’eau et d’être plus forts donc plus exigeants face à des délégataires historiques bien installés sur les territoires. Cela permettra aussi à Groix de résoudre bien des problèmes liés à l’épandage ou à la saisonnalité. Mais nous ne sommes pas restés le bras croisés en attendant puisque l’étude sur les réseaux s’achève et que déjà, des boues centrifugées passent régulièrement vers le continent. (dossiers portés par Claude Guiader)



Pour conclure, affrontons cette année 2012 avec détermination même si nous pressentons qu’elle risque d’être rude, et surtout serrons-nous les coudes comme nous savons le faire.


Bonne année à tous.

 
 Ok
Recherche avancée





 

 Les anciens bulletins municipaux





Ajouter
ActualitésPlan du siteMentions légales / Credits